Vestiges de l’Armée d’Orient [el]

En plus de la section française de nécropole interalliée de Zeïtenlick à Thessalonique, le nord de la Grèce et principalement la Macédoine offrent aux visiteurs des témoignages de la présence de l’Armée d’Orient pendant la Première guerre mondiale.

Dans un souci de mémoire et en collaboration avec M. Vlassis Vlassidis, maître de conférences au département d’études balkaniques et orientales de l’université de Macédoine, le Consulat général de France à Thessalonique a répertorié quelques vestiges rappelant le passage dans la région de plus de 300 000 soldats français.

Labélisé par la Mission du Centenaire, le musée de la nécropole militaire française de Zeïtenlick (Thessalonique) accueille, dans sa nouvelle salle, toutes ces informations recueillies. Figurent notamment parmi celles-ci les gares du réseau de trains de type Decauville créé en complément du réseau ferroviaire déjà existant, destiné à relier le port de Thessalonique au front. Des monuments, disséminés dans la région, parfois accolés à d’anciens cimetières, rendent hommage aux soldats qui ont combattu dans des conditions difficiles sur ce front méconnu. Ont également été recensés des écoles, une église et un monastère qui, à l’époque, furent réquisitionnés par les forces de l’Entente pour être transformés en hôpitaux. Enfin, des demeures situées à Thessalonique et Edessa, anciens QG de cette armée interalliée, témoignent de la collaboration, pour une même cause, entre Français, Serbes, Grecs, Britanniques, Italiens et Russes.

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Liste des lieux recensés :

  • Demeure des généraux français
    Construite en 1896 par le négociant turc Osman Ali Bey, cette villa a abrité les services du consulat de Bulgarie avant d’être transformée durant la 1ère Guerre mondiale en demeure des généraux français Sarrail et Guillaumat. Aujourd’hui, cette villa abrite le Centre de recherches byzantines de l’université Aristote de Thessalonique (36, rue Vassilis Olgas, Thessalonique).
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  • Port de Thessalonique
    Sous contrôle français durant toute la guerre, le port de Thessalonique était le principal point de ravitaillement des forces de l’Entente. Les hangars, les voies ferrées et le bâtiment principal, appartenant aujourd’hui aux services des douanes, reflètent encore l’importance stratégique de ce port construit au début du 20e siècle par la "Société Ottomane d’Exploitation du port de Salonique" sur les plans de l’architecte italien Pierro Arigoni.
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  • Petite gare militaire française de Kordelio
    Située à l’ouest de Thessalonique (7 B, rue Nea Monastiriou, Kordelio), la gare dénommée "Arrêt militaire" a été construite en 1894, sur les plans de l’architecte italien Pierro Arigoni, pour le compte de la société des chemins de fer "Jonction-Salonique-Constantinople". Durant la 1ère G.M., cette gare se trouvait à la jonction des lignes reliant les campements alliés de Zeïtenlick au front. Depuis 2001, le bâtiment accueille un musée des chemins de fer (ouvert le mercredi et jeudi de 10 à 13h).
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  • Entrepôts frigorifiques
    Situés à côté des anciens abattoirs, les anciens entrepôts frigorifiques (51, rue 26 Oktovriou, Thessalonique) ont été construits en 1917, à l’initiative du Général Guillaumat, pour subvenir aux besoins de l’Armée d’Orient.
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  • Hôpital militaire de Zeïtenlick
    Situé à proximité du camp militaire de Zeïtenlick, le monastère des Lazaristes (1886) a été transformé en hôpital militaire français en 1916. Pour parer aux besoins de l’Armée française, plusieurs hôpitaux temporaires ont été installés à proximité.
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  • Monument interallié de Polykastro
    Inauguré en 1977, le monument interallié de Polykastro se situe à 66 km de Thessalonique en bordure de la route nationale menant au poste frontière d’Evzoni (Grèce-ARYM). La mémoire des soldats et officiers tombés sur le Front d’Orient est honorée tous les ans, le dernier week-end de septembre, lors d’une cérémonie réunissant des représentants des pays membres de l’Entente et des associations d’anciens combattants.
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  • Hôpitaux militaires français à Goumenissa
    Construite en 1864, l’église Saint-Georges et l’école primaire du village avaient été transformées à l’époque en hôpitaux pour les besoins de l’armée française.
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  • Fontaine de Goumenissa
    L’inscription "Passager, souviens-toi le soldat français" (écrite en grecque à l’origine puis approximativement traduite en français à l’occasion d’une restauration) figure sur la face avant de la fontaine construite en 1918 par le génie de l’armée française sur la place centrale de Goumenissa.
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  • Monument à Goumenissa
    Monument d’un cimetière construit par l’armée française en dehors du village
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  • Ancien cimetière militaire et monument français à Fanos (environs de Polykastro)
    L’inscription "Morts pour la Patrie" figure sur le monument (en mauvais état) qui se trouve à proximité d’un ancien cimetière militaire français (difficile d’accès durant toute l’année) proche du village de Fanos. Les dépouilles ont été exhumées dans les années 20 à l’occasion du regroupement des corps à la nécropole militaire de Zeïtenlick.
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  • Ancien cimetière militaire et monument français, bunker à Dreveno (environs de Goumenissa)
    Monument dédié au 148e Régiment français d’Infanterie situé dans la cour de l’église Saints-Anargyri, à proximité d’un ancien cimetière militaire français et du seul bunker encore préservé en Macédoine.
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  • Monument à Kilkis
    Monument, placé sur le côté de l’hôtel de ville, probablement en provenance d’un ancien cimetière militaire français de la région
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  • Gares des réseaux ferroviaires Skydra-Florina et Skydra-Aridaia
    La gare centrale de Skydra1 (Vertekop) était un carrefour important durant la Grande guerre. Les trains en provenance de Thessalonique transitaient par cette gare pour rejoindre le front à Messonissi et Monastir (Bitola en ARYM). Pour faciliter l’approvisionnement du front situé dans la région d’Aridaia, les alliés construisirent en 1916, à partir de cette ville, une nouvelle gare2 pour des trains de type Decauville.
    Construite en 1917, la gare d’Aridaia3 abrite aujourd’hui un musée d’Histoire naturelle. Sur la ligne Skydra-Aridaia, la petite gare d’Apsalos4 est aujourd’hui transformée en centre culturel et celle de Xifiani5 en vestiaire du club de football local. Une autre gare avait été construite près du village de Megaplatano.
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  • Plateau de Dobropolje
    Plateau montagneux situé à 1640 m d’altitude à la frontière entre la Grèce et l’ARYM, où les troupes françaises et serbes ont réussi à percer les lignes bulgares en menant une attaque de grande envergure entre le 15 et 18 septembre 1918.
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  • Hôpital militaire français d’Edessa
    Bâtiment à l’abandon, situé dans l’enceinte d’une usine à l’entrée de la ville d’Edessa, sur lequel figure encore l’inscription "Armée française 1918".
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  • Quartier général français d’Edessa
    Maison du début du 20e siècle à l’entrée d’Edessa transformée à l’époque en QG pour les besoins de l’armée française. Accolé à droite de celle-ci, le petit bâtiment servait d’écurie.
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  • Stèle à Veria
    Stèle d’une infirmière française, morte pour la France.
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  • Inscription funéraire à Skopia (Florina)
    Panneau en bois "A la glorieuse mémoire des soldats français tombés pour la Patrie et inhumés à Nevolani en septembre 1916", dont les corps ont probablement été rapatriés en France. Le panneau se trouve actuellement à l’intérieur de l’église Aghia Paraskevi à Skopia (à proximité de Florina).
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  • Hôpital militaire français de Xino Nero
    Ecole bulgare construite en 1911 puis utilisée par les forces de l’Entente comme hôpital militaire. Il s’agissait à l’époque du plus important hôpital militaire français de la région. Grâce à la proximité de l’hôpital avec la voie ferrée, les soldats grièvement blessés pouvaient être acheminés vers les grands hôpitaux militaires de Skydra et Thessalonique. Aujourd’hui, ce bâtiment abrite une école primaire ainsi qu’une exposition permanente de photos de l’époque issues des archives du ministère français des Affaires étrangères et de la photothèque de l’Association culturelle de Florina. A l’initiative du Consulat général de France à Thessalonique, une plaque commémorative rappelant le passage de soldats français de l’Armée d’Orient y a été posée en 2011.
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  • Gare de Xino Nero
    Gare construite en 1894 (à l’époque ottomane) sur le tronçon "Salonique-Monastir" (Bitola en ARYM), servant au transport du matériel militaire et des troupes françaises, russes et serbes combattant dans la région d’Amyndaio.
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  • Gare de Messonissi1 et Amyndaio2
    Gares construites en 1894 (à l’époque ottomane) sur le tronçon "Salonique-Monastir", servant au transport du matériel militaire et des troupes françaises, russes, italiennes et serbes combattant dans les régions de Monastir (Bitola) et Prespes.
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  • Réseau Decauville et téléférique à Alona
    Le réseau de trains de type Decauville reliait à l’époque la gare de Messonissi aux villages de Marina, Perasma et Alona. A Marina, l’armée française avait son plus grand centre logistique de la région, comprenant un aérodrome et une gare de chemin de fer. Ainsi, les ravitaillements en provenance du port de Thessalonique arrivaient par voie ferrée normale à Messonissi afin d’être acheminés ensuite vers le front grâce aux trains de type Decauville. A Alona, un téléférique servait au transport vers les hauteurs de Prespes. Aujourd’hui, très peu de traces (fondations en pierre) témoignent encore de l’existence de ce réseau ferroviaire.
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  • Monument et gare de Pythio
    Monument dédié au 45e Régiment d’infanterie, construit à proximité de l’ancienne gare française de l’Orient-Express à Pythio.
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dernière modification le 27/10/2015

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