Réception à l’occasion de l’arrivée de l’ambassadeur, Christophe Chantepy [el]

Christophe Chantepy, ambassadeur de France en Grèce, a reçu ses invités lors d’une réception à la résidence de France, le jeudi 15 octobre 2015.

La réception a réuni pour un moment convivial de nombreuses personnalités issues notamment du monde politique, culturel, économique, diplomatique et associatif, ainsi que les représentants de la communauté française installée en Grèce.

Discours de l’ambassadeur

Mesdames et Messieurs les ministres,

Mesdames et Messieurs les députés,

Mesdames et Messieurs les ambassadeurs,

Mesdames et Messieurs,

Chers amis,

Je vous remercie d’avoir répondu nombreux ce soir à mon invitation.

Si j’ai souhaité cette occasion de rencontre à l’ambassade de France, c’est d’abord pour vous remercier de l’accueil que vous m’avez réservé, qu’il s’agisse des autorités grecques, de la communauté diplomatique ou des citoyens de ce beau pays avec lesquels j’ai déjà pu nouer quelques relations prometteuses.

Ma première impression, après ces quatre semaines depuis mon arrivée – qui sont passées comme l’éclair, c’est l’impression d’un pays qui vit, qui vibre, qui veut à nouveau respirer, qui veut croire à son avenir, et qui a tous les atouts pour pouvoir le construire.

La France et la Grèce, c’est une très ancienne histoire d’amitié, d’amour même, et de fascination réciproque. Le siècle des Lumières a été celui du réveil de la Grèce, et, depuis lors, notre histoire commune n’a cessé de s’écrire. Nombre des acteurs de l’Epanastasi pensaient à la Révolution française. Et les Français amants de la liberté regardaient avec émotion, dans les années 1820, alors qu’ils vivaient sous le régime étouffant de la réaction monarchique, la Grèce reprendre le flambeau de l’émancipation de l’homme.

Depuis deux siècles nos histoires se sont mêlées et fécondées mutuellement : politiques, écrivains, poètes, artistes, simples citoyens, grecs et français, ont tissé une relation exceptionnelle. Cette relation exceptionnelle, nos générations l’ont reçue en héritage, et il nous revient de la préserver et de la faire grandir encore.

Le Président de la République François Hollande viendra ici à Athènes la semaine prochaine, à l’invitation du Président de la République Hellénique et du Premier ministre. Cette visite marquera – nous y travaillons avec nos amis grecs – un nouveau moment fort de cette relation historique.

Après des mois de turbulences, où certains ont pu douter de la Grèce et de l’Europe, mais au cours desquels la France n’a pas varié dans sa certitude que l’Europe ne pouvait qu’avancer, dans la solidarité entre ses peuples, la Grèce peut travailler à sortir définitivement de la trop longue crise qu’elle connaît depuis six ans. La France, avec ses partenaires européens, se tiendra résolument aux côtés de la Grèce dans cette œuvre de redressement, vers la croissance et l’emploi.

Le destin des peuples européens est de s’unir toujours davantage. Il nous faut lutter en permanence contre des vents contraires. Mais, en réalité, il en a toujours été ainsi depuis les débuts de la construction européenne. L’énergie que nous devons y mettre, nous la devons à notre jeunesse. C’est pour elle que nous travaillons : elle est hélas la première victime du chômage, mais elle ne demande qu’à déployer ses talents et son énergie. En tout cas, cette ambassade veillera à ce que les relations entre la France et la Grèce marquent cette priorité à la jeunesse, dans tous les domaines : économie, culture, éducation bien sûr.

Μαθητής στο Γυμνάσιο, στην αρχή της δεκαετίας του εβδομήντα, είχα την τύχη να έχω μιαν υπέροχη καθηγήτρια αρχαίων ελληνικών. Μας μιλούσε για το μοναδικό της ταξίδι στην Ελλάδα – εκείνη την εποχή ακόμα, ο κόσμος δεν ταξίδευε πολύ. Μας μιλούσε για τα λιόδεντρα που κυματίζουν σαν θάλασσα κάτω από τους Δελφούς, για τη μεγαλοπρέπεια του Παρθενώνα, για τον τέλειο γάμο της γης με τη θάλασσα. Κυρίως μας μιλούσε για τη φιλοξενία των Ελλήνων, για το καφεδάκι που της προσέφεραν μαζί μ’ένα ποτήρι δροσερό νερό στα χωριά. Μας μιλούσε για την ελληνική ψυχή. Το πρώτο μου ταξίδι, μόλις απέκτησα κάποια χρήματα, ήταν στην Ελλάδα. Και συνάντησα εδώ όλα όσα μας είχε τότε υποσχεθεί η καθηγήτριά μας. Και είμαι σήμερα ευτυχής και υπερήφανος που εκπροσωπώ τη Γαλλία στην υπέροχη αυτή χώρα.

Lorsque j’étais jeune collégien, au début des années 70, j’ai eu la chance d’avoir une merveilleuse professeure de grec ancien. Elle nous parlait du seul voyage qu’elle avait fait en Grèce – à l’époque on voyageait encore peu. Elle nous racontait la mer d’oliviers à Delphes, la majesté du Parthénon, le mariage parfait de la terre et de la mer. Elle nous racontait surtout l’hospitalité des Grecs, le petit café accompagné de son verre d’eau qu’on lui offrait dans les villages. Elle nous parlait de l’âme grecque. Mon premier voyage, dès que j’ai eu trois sous en poche, a été pour la Grèce. Et j’ai trouvé ici tout ce que cette professeure nous avait promis. Et je suis heureux et fier de représenter aujourd’hui la France dans ce merveilleux pays.

Ζήτω η ελληνογαλλική φιλία !

Merci.

dernière modification le 10/11/2015

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