Portrait du mois : Philippe BAULAIN, colonel de l’Armée française

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-  Quel a été votre parcours professionnel ?

Finalement assez classique pour un militaire de métier, je le décrirais comme varié, itinérant et dynamique. Je suis un officier de l’armée de terre formé à l’école des officiers de Saint-Cyr et j’ai également bénéficié de remises à niveau professionnelles notamment en étant stagiaire de l’Ecole de guerre. J’ai servi quelques années au sein de la Légion Etrangère française en métropole et en outre-mer et puis ai principalement travaillé dans divers états-majors préparant ou conduisant des opérations militaires. Une quinzaine de postes différents m’ont conduit, le plus souvent avec ma famille, un peu partout en métropole mais aussi en Polynésie, en Guyane, en Belgique.

- En quoi consistent vos fonctions actuelles ?

Je sers aujourd’hui, en compagnie d’un autre officier supérieur français, au sein de l’état-major de réaction rapide grec dédié à l’OTAN. Cet organisme militaire, situé à Thessalonique, est multinational ; une dizaine de nations y contribuent. Il offre à l’OTAN la capacité de diriger tout type d’opération militaire. Travaillant au sein du réseau OTAN, il est aussi au quotidien le creuset de la coopération internationale dans le domaine militaire. Je suis en charge de la définition et de la conduite de son entrainement et de son évaluation.

- Comment vous sentez-vous à Thessalonique ?

A l’unisson, toute ma famille s’estime chanceuse de vivre à Thessalonique. L’expatriation est souvent une expérience enrichissante. Nous en rapporterons de nombreuses leçons. Mais le contexte amical, à la fois exotique tout en étant parfois si proche de nos références françaises nous apporte des satisfactions au quotidien. Le soleil méditerranéen joue à plein son influence.

-  Conseilleriez-vous une ou un jeune à s’engager dans l’armée ?

Quelle question ! C’est évidemment le plus beau métier du monde. C’est une expérience stimulante et enrichissante pour des jeunes pleins de vitalité, en quête d’expériences fortes et variées, apportant des compétences multiples et rares. La conscription étant désormais suspendue en France, c’est aujourd’hui un métier de libre choix. On s’y réalise pleinement, à la hauteur de son engagement. Non rien de rien, non je ne regrette rien !

dernière modification le 25/05/2015

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