Jean-Marie Hoffmann, chef cuisinier à l’ambassade de France [el]


Jean-Marie Hoffmann, chef cuisinier de l’ambassade de France en Grèce, inaugure notre nouvelle rubrique sur la gastronomie et les arts de la table.

Jean-Marie Hoffmann est âgé de 31 ans, il est chef cuisinier à l’ambassade depuis avril 2004. Franco-grec, il a fait des études de cuisine en France, au Centre de Formation "La Moulette" de Bergerac en Dordogne.

Lauréat du concours du « Meilleur apprenti cuisinier du Sud-ouest » en 2002, il est arrivé huitième au « Concours national du meilleur apprenti cuisinier de France » de la même année.

Il a travaillé dans la région bordelaise, dans plusieurs restaurants et hôtels reconnus par le guide Michelin, avant de venir s’installer à Athènes en Grèce, patrie de sa mère, en 2004.

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Jean-Marie Hoffmann, chef cuisinier à la résidence de France.

- Comment et où avez-vous appris à cuisiner ?

D’un naturel très curieux, toujours à l’affut de connaître tel ou tel détail de la préparation d’une recette dès mon jeune âge, cette envie m’est venue de ma mère, très bonne cuisinière au foyer et de la passion qu’avait mon père pour la gastronomie française. Ce sont eux qui m’ont inculqué l’envie de cuisiner et de faire d’une passion mon métier.

Comment définiriez-vous votre cuisine ?

En tant que chef de cuisine à l’ambassade, ma cuisine est bien évidement française. C’est pour moi, non seulement un plaisir, mais surtout la volonté d’être un représentant de la gastronomie française. Je travaille sur les bases de cette cuisine que j’adapte, modifie, améliore selon les goûts et les habitudes de chaque ambassadeur. Actuellement nous travaillons plus sur une cuisine gourmande et traditionnelle de la gastronomie française.

Quel ingrédient en cuisine vous inspire ?

Personnellement j’aime bien travailler les produits de la mer, que ce soit des poissons, petits ou grands, en passant des crustacés aux poulpes et autres calamars…

- Quel est votre plat préféré français et grec ? Pourquoi ?

Vous me « posez une colle », dans chacune des deux cuisines il est difficile de faire un choix parmi les nombreuses recettes que j’aime.
Néanmoins mon plat préféré grec est ce qu’on appelle ici le « Gamopilafo », c’est-à-dire un risotto crétois préparé dans du bouillon de poule, servi avec du fromage « Mizithra »et du yaourt traditionnel. C’est un plat relativement simple mais qui demande un savoir-faire précis.

Pour le plat français j’évoquerais la "Blanquette de Veau ", ce choix plus par rapport à mes souvenirs d’enfance.

- En cuisine, vous ne vous séparez jamais de …

Je parlerais tout simplement de mes couteaux. C’est le premier contact qu’a un cuisinier avec les ustensiles de cuisine. C’est aussi notre premier achat. N’oublions pas que toute recette commence avec un taillage, un émincé, un découpage….Et le plus important, un couteau est l’outil primordial par excellence, c’est le compagnon du chef, il ne se prête pas .

- Quelle est la qualité pour travailler dans la cuisine de l’ambassade ?

La polyvalence dans la mesure où nous devons savoir nous organiser, nous adapter, préparer toutes sortes de réception, du petit-déjeuner de travail au dîner de gala.

- Jean-Marie, vous étrennez notre nouvelle rubrique sur la gastronomie et les arts de la table. Quelle sera votre première recette ?

Je suis très heureux et fier d’inaugurer cette nouvelle rubrique sur le site internet de l’ambassade. Ce sera une longue série de recettes et autres conseils utiles pour les internautes. La première recette que je vous propose sera celle de la galette des Rois.

dernière modification le 02/01/2013

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