Crise des migrants. Harlem Désir : soutien à la Grèce [el]

Migrations - Union européenne - Grèce - Réponse de M. Harlem Désir, secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes, à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 29/03/2016)

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κ. Harlem Désir, γάλλος Υφυπουργός Ευρωπαϊκών Υποθέσεων

Mesdames et Messieurs les Députés,

Monsieur le Député,

Il nous faut vouloir le redressement de la Grèce, à la fois par solidarité mais aussi pour la sécurité de l’Europe. Car, vous l’avez dit, face à la crise migratoire, nous ne pouvons pas laisser la Grèce seule devenir une sorte de goulot d’étranglement parce que la route des Balkans est fermée, parce que la Macédoine a fermé sa frontière, parce que les pays des Balkans craignaient d’être déstabilisés par la poursuite de l’arrivée de très nombreux réfugiés et parce que l’Autriche et, finalement, l’Allemagne ne pouvaient pas continuer à accueillir plus d’un million de réfugiés cette année comme cela avait été le cas l’an dernier.

Il y avait donc une urgence et c’est pourquoi la France a demandé que plusieurs décisions soient prises.

La première, c’est qu’un budget d’aide humanitaire spécifique pour un pays de l’Union européenne confronté à une situation humanitaire d’urgence puisse être débloqué sur les fonds qui s’appelaient « ECHO » qui, d’habitude, étaient utilisés pour des pays tiers. Donc, 700 millions d’euros seront mis à disposition pour des pays confrontés à cette situation - aujourd’hui, c’est bien de la Grèce qu’il s’agit -, dont 300 millions dès cette année, 200 millions l’an prochain et en 2018 si cela est nécessaire.

Deuxièmement, il y a, en Grèce, des centres d’accueil et d’enregistrement, les fameux « hotspots ». Encore faut-il que des personnels compétents, en particulier en matière de police des frontières, en matière d’asile, soient mis à disposition. Donc, le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, avec son homologue allemand ont décidé que la France et l’Allemagne enverraient 600 personnels spécialisés, 300 pour la France, 300 pour l’Allemagne, 200 pour Frontex, 100 pour le Bureau européen d’appui à l’asile, pour aider la Grèce, y compris à mettre en œuvre l’accord avec la Turquie, qui comprend un accord de réadmission pour les migrants en situation irrégulière et un accord spécifique pour les Syriens pour vérifier que leur droit à l’asile est bien respecté. Il n’y aura pas d’expulsion collective, toute demande d’asile sera traitée individuellement et pourra faire l’objet d’un recours.

Nous sommes aux côtés de la Grèce aujourd’hui face à la crise migratoire comme nous l’étions hier face à la crise de l’euro./.

(sources : site du ministère français des Affaires étrangères et du développement international)

dernière modification le 17/05/2016

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