Conférence d’Abu Dhabi sur le patrimoine en péril [el]

Pourquoi une conférence sur le patrimoine en péril ?

Les destructions et pillages de sites historiques, notamment en Afghanistan, en Syrie, en Irak ou encore au Mali, ont conduit la France et les Emirats Arabes Unis à s’associer afin de trouver des solutions concrètes. Cette conférence est donc le fruit de cette réflexion. C’est une initiative conjointe préparée depuis plus de trois ans.

Le Président de la République a fait de la protection du patrimoine un des fils directeurs de la diplomatie culturelle française, dès février 2013 avec la visite au Mali effectuée en présence de la directrice générale de l’UNESCO, Mme Irina Bokova.

A la suite de la visite effectuée au département des Antiquités orientales du Louvre, le 18 mars 2015, jour de l’attaque du Musée du Bardo en Tunisie, le Président avait confié une mission d’étude à Jean-Luc Martinez. Il en a repris les principales orientations lors de la Conférence générale de l’UNESCO, le 17 novembre 2015, quatre jours à peine après les attentats du 13 novembre.

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Au plan international, le principe de cette conférence a été présenté lors du sommet du G7 d’Ise Shima au Japon en mai dernier.

La conférence marque à la fois un aboutissement, afin que les engagements concrets soient pris, et le point de départ d’un processus qui se poursuivra au cours du premier semestre 2017, avec l’adoption d’une résolution cadre au Conseil de sécurité des Nations Unies.

La conférence a été préparée conjointement par les représentants personnels des deux chefs d’Etat, Jack Lang, président de l’IMA, et Mohamed al Moubarak, Président de l’Autorité du Tourisme et de la Culture d’Abou Dabi.

Les pays participants

40 Etats sont attendus, représentés au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement ou de ministres.

Les objectifs

La conférence internationale sur la protection du patrimoine en péril a deux objectifs principaux.

  1. créer un Fonds international pour la protection du patrimoine en danger dans les zones en conflit, qui aura pour objectif une levée de fonds de 100 millions de dollars. Sur la base du volontariat, ce Fonds sera ouvert aux contributeurs publics et privés et il sera destiné à soutenir la prévention, l’intervention d’urgence ainsi que l’aide à la reconstruction.
  2. mettre en place d’un réseau international de refuges de biens culturels en danger, en réponse aux demandes des Etats souhaitant mettre à l’abri leurs oeuvres en péril. Cette mise à l’abri sera garantie par le respect de principes directeurs : la conservation, la propriété, le retour et l’insaisissabilité des différentes oeuvres. Par souci d’équilibre et de transparence, les organisations non gouvernementales y seront associées.

dernière modification le 01/12/2016

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