1981-2016 : L’Ecole Franco-hellénique "Eugène Delacroix" fête ses 35 ans [el]

Le 35ème anniversaire du Lycée franco-hellénique "Eugène Delacroix" a été marqué par une cérémonie qui s’est tenue lundi 4 avril 2016 en présence du Président de la République hellénique, S.E.M. Prokopis Pavlopoulos, de l’ambassadeur de France en Grèce, M. Christophe Chantepy, du maire d’Aghia Paraskevi, M. Giannis Stathopoulos, du Président de l’AEFE, M. Christophe Bouchard,des représentants des Français de l’étranger, de la proviseure, Mme Brigitte Renn, des parents et des élèves de l’établissement.

Christophe Chantepy a inauguré les festivités avec une allocution à l’occasion de la célébration des 35 ans du Lycée franco-hellénique Eugène Delacroix.

Le Président de la République hellénique, Prokopis Pavlopoulos, qui a honoré par sa présence les célébrations du LFHED, a prononcé un discours et dévoilé les plaques symboliques marquant cet anniversaire qui ornent désormais l’entrée de l’école.

Discours de l’ambassadeur — Célébration des 35 ans du Lycée franco-hellénique Eugène Delacroix en présence du Président de la République hellénique, 4 avril 2016.

Monsieur Le Président de la République

Monsieur le Maire

Monsieur Le Directeur de l’AEFE

Mesdames et Messieurs les représentants des français à l’étranger

Madame La Proviseure

Mesdames et Messieurs,

Monsieur le Président de la République, vous nous faites aujourd’hui un immense honneur et une grande joie, d’avoir accepté de venir célébrer les 35 ans d’existence du Lycée franco-hellénique Eugène Delacroix, en dévoilant la plaque symbolique marquant cet anniversaire et notre attachement commun aux valeurs de Liberté, d’Egalité et de Fraternité. Vous êtes un ami de la France et nous sommes tous ici des amis de la Grèce. Votre présence parmi nous démontre, une fois de plus, combien cette amitié et cette estime réciproques sont profondes et vivantes. Au nom de toute la communauté française, au nom des équipes du lycée et de ses élèves, et en mon nom personnel, je vous remercie d’avoir accepté notre invitation.

Le Lycée franco-hellénique, tel que nous le connaissons aujourd’hui, résulte de la volonté de deux personnalités qui ont joué un rôle éminent pour le renforcement des relations entre nos deux pays : les présidents Caramanlis et Giscard d’Estaing. La décision de créer ce lycée, ils l’ont prise en 1974, année lumineuse où la démocratie a retrouvé sa patrie originelle.

Ils ont souhaité créer un établissement qui ne soit pas qu’un lycée français dans un pays ami, mais un établissement où coexistent une filière française et une filière grecque. Ce lycée est donc le lycée de la France et de la Grèce.

L’établissement a pris, en 2008, le nom de lycée franco-hellénique Eugène-Delacroix en l’honneur du grand artiste qui soutint l’indépendance de la Grèce.

Les enseignements dispensés sont d’excellente qualité. J’en veux pour preuve que 100% des élèves réussissent l’examen du baccalauréat avec un pourcentage de mentions d’environ 75% et que 8 élèves sur 10 de la section hellénique obtiennent plus de 15/20 aux examens des panhélleniques. Les équipes enseignantes récoltent ainsi, année après année, le fruit de leur engagement au service de la jeunesse. Qu’elles en soient remerciées.

Depuis sa création, le Lycée franco-hellénique a formé trois générations d’élèves. Il s’est bien sûr agrandi et modernisé. Il est aujourd’hui ouvert non seulement aux familles grecques, mais à des élèves de très nombreuses nationalités. Il est un des fleurons de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, dirigée par Christophe Bouchard. Le réseau mondial piloté par l’agence permet à la France de diffuser un enseignement reconnu et apprécié, mais aussi les valeurs qui sont au fondement de notre République, et qui sont des valeurs universelles.

M. le Président de la République, nous vivons des temps difficiles. Le terrorisme a frappé et cherche encore à frapper l’Europe. Nous sommes confrontés aux défis de la crise migratoire. La Grèce négocie encore avec les Institutions. La Grande-Bretagne se prononcera bientôt, par un vote crucial, sur son appartenance à l’Union. Partout le risque populiste et extrêmiste existe. Tous ces défis, nous devons les relever avec détermination, et les surmonter. Et nous devons, encore et toujours, au-delà des peurs, des tentations du repli sur soi, des exigences déraisonnables pour la stabilité de nos sociétés, avancer forts de nos valeurs communes et dans un esprit de solidarité.

En 1789, c’est la France qui a secoué le vieux monde et affirmé le caractère universel des droits de l’homme. En 1821, alors que les pouvoirs européens pensaient avoir définitivement bâillonné les aspirations à la liberté, c’est la Grèce, berceau de la démocratie, qui s’est levée et qui a repris, bien seule dans un premier temps, le flambeau de l’espérance humaine.

Pour que cette espérance vive, pour que nos valeurs continuent à inspirer nos actes, il nous faut les transmettre à la jeunesse. Condorcet l’avait compris, qui proposait à la Convention nationale un plan audacieux pour l’instruction publique.

Κύριε Πρόεδρε της Δημοκρατίας, η σημερινή σας παρουσία εδώ, σε έναν από τους χώρους μετάδοσης των αξιών μας, θερμαίνει την καρδιά μας. Η Ελληνογαλλική Σχολή Ευγένιος Ντελακρουά θα κρατήσει στη μνήμη της αυτήν την παρουσία με ευγνωμοσύνη.

Je vous remercie.

Un peu d’histoire

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Résultant de la volonté politique et de l’accord des chefs d’Etat, grec et français, respectivement, Constantin Caramanlis et Valéry Giscard d’Estaing, le lycée franco-hellénique a été inauguré en 1981 dans ses locaux actuels grâce la mise à disposition par l’État hellénique, en 1975, d’un terrain pour construire une école franco-hellénique à Aghia Paraskevi.

Mais ce n’est pas la première école franco-hellénique, ses racines sont plus anciennes puisque le lycée a succédé à la petite école « Collaros », qui était alors installée (sans statut) dans les locaux de l’Institut Français d’Athènes, rue Sina (aujourd’hui Institut français de Grèce).

Aujourd’hui, le LFHED, est un des établissements du réseau de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). Placé sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères, il accueille à Aghia Paraskevi (Attique) 1650 élèves issus d’origine diverses (français, grecs et étrangers) et contribue au rayonnement de la langue et de la culture françaises.

Aller plus loin

- Site officiel du Lycée franco-hellénique "Eugène Delacroix"
- Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE)
- Points de l’allocution du Président de la République hellénique, Prokopis Pavlopoulos - site officiel de la Présidence, en grec.

dernière modification le 17/05/2016

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