18.10.2016 Vernissage des expositions Delacroix et Philippoteaux [el]

Mardi 18 octobre 2016 : vernissage des deux grandes expositions à la Fondation Teloglion, "Délacroix met en scène la Révolution Grecque de 1821" et "Philippoteaux crée le Panorama du Siège de Paris" par le Président de la République Grecque, Mr P. Pavlopoulos. Les expositions sont organisées sous le haut patronage du Président de la République Française et du Président de la République Hellénique. Mr Philippe Ray, Consul Général de France et Directeur de l’Institut Français de Thessalonique et Mr. P. Mitkas, Recteur de l’Université Aristote de Thessalonique et Président de la Fondation, ont accueilli le Président Mr. Pavlopoulos.

M. Hautchamp, Conseiller de coopération et d’action culturelle et directeur de l’Institut Français de Grèce, représentait l’ambassadeur de France en Grèce. Au cours de son discours, il a félicité la Fondation Telloglio pour la qualité de cette double exposition, qui permettait d’illustrer l’amitié ancienne entre la Grèce et la France : « Les œuvres de Delacroix ont marqué de façon forte l’histoire du philhellénisme français puisque ces deux œuvres, en donnant à voir une Grèce humiliée, à genoux mais combative, ont suscité l’émotion de toute l’Europe dans les années 1820. Les œuvres célèbrent la force et la bravoure du peuple grec aux prises avec l’occupant », a indiqué M. Hautchamp, ajoutant « Retenons d’ailleurs ensemble que ces œuvres sont des exemples de la capacité des arts, peut-être plus que tout autre forme d’expression humaine, en s’adressant directement à la pensée et à la sensibilité de tout un chacun, à modifier le cours des événements historiques voire à les déclencher ».

Deux grandes expositions en octobre au Telloglio
« Delacroix met en scène la révolution grecque de 1821 » et
« Philippoteaux crée le Panorama du Siège de Paris »

La question des relations franco-helléniques au XIXe siècle à travers deux moments historiques majeurs pour la Grèce et la France, la Révolution de 1821 et le Siège de Paris en 1870, sont au centre des deux grands événements que présentera la Fondation des Arts Telloglio de l’Université Aristote de Thessalonique. Il s’agit des expositions « Delacroix met en scène la Révolution grecque de 1821 » et « Philippoteaux crée le Panorama du Siège de Paris », qui seront inaugurées le même jour. Les inaugurations seront célébrées par le Président de la République Grecque, M. Prokopis Pavlopoulos, le mardi 18 octobre 2016.

Ces deux manifestations sont placées sous le Haut Patronage du Président de la République Grecque et du Président de la République Française et sont réalisées en collaboration avec des musées en Grèce et en France. La secrétaire générale du C.A. du Telloglio, professeure de l’Université Aristote de Thessalonique, Mme Alexandra Goulaki – Voutyra, est responsable de ces expositions.

« Delacroix met en scène la Révolution Grecque de 1821 »
Le point de départ de l’exposition « Delacroix met en scène la Révolution Grecque de 1821 » est la présentation de deux œuvres emblématiques du grand peintre français, liées au Romantisme et au Philhellénisme : « Les massacres de Chios », œuvre de 1824 et « La Grèce sur les ruines de Missolonghi », œuvre de 1826.
L’exposition propose une lecture originale des deux œuvres de Delacroix à travers deux copies : la première, de taille réelle (env. 4,5 Χ 3,5 m.), par Evaggelos Ioannidis, œuvre d’une grande signification historique, conservée au Musée Byzantin de Chios et la seconde une version intéressante de D[…] Vassiliou, qui se trouve au Musée d’histoire d’Athènes.

Bien qu’il n’ait jamais visité la Grèce, Eugène Delacroix, (1798-1863), ému par les séquelles du drame des deux soulèvements tragiques, tels qu’ils furent décrits par Hugo, Byron et d’autres philhellènes, transforma ses œuvres en symboles du soulèvement des Grecs.

« Il ne s’agit ni d’une exposition d’œuvres philhelléniques de Delacroix, ni d’une illustration de la lutte de 1821 ou d’une approche visuelle de la peinture du romantisme », précise Mme Voutyra et ajoute : « Il s’agit de l’ingéniosité et la créativité d’un grand artiste qui réussi, en « mettant en scène » le thème agresseur-victime, d’échapper de la notion étroite de localité, de la référence occasionnelle et de transformer l’œuvre en protestation qui implique la dynamique communicationnelle d’une affiche ou même d’un symbole ».

Pour les besoins de l’exposition, des œuvres originales de Delacroix sont transportées de Paris et d’Athènes, ainsi que la copie des « Massacres de Chios » d’Evaggelos Ioannidis du Musée Byzantin de Chios. Nous présentons également des documents d’archives sur la catastrophe de Chios de la bibliothèque Koraïs de Chios et du Musée Argenti, des publications de Byron, de Voutier, que possédait sans doute Delacroix, des costumes et des objets qui accompagnent l’exposition du Musée Delacroix de Paris et du Musée historique d’Athènes révélant l’arrière-plan de la création des œuvres. Des gravures de la Lutte avec des thématiques philhelléniques, un traité sur la thème des Massacres par Konstantinos Kanellakis, homme de lettres de Chios, et par Thomas Barker, une copie de la fresque de la villa de Bath (Doric House), présentent d’autres volets de la question, montrant Delacroix en tant que glorificateur incontesté de la Révolution Grecque.

Une grande œuvre épique de Vana Xenou (1990), inspirée des Massacres de Chios de Delacroix, complète l’exposition.

Collaborateurs : Musée National Eugène Delacroix, Paris, Pinacothèque Nationale – Musée Alexandros Soutzos, Musée Historique National d’Athènes, Bibliothèque Centrale de l’Université Aristote de Thessalonique (Collection Trikoglou), Bibliothèque Koraïs de Chios – Musée Argenti, Musée Byzantin de Chios (Ephorie d’Archéologie de Chios), collectionneurs et particuliers.
Préparation de l’exposition – du catalogue : Themis Veleni, Panagiotis Kourniakos, Christina Tsagkalia.

Durée de l’exposition : 18 octobre 2016 - 31 janvier 2017

« Philippoteaux crée le Panorama du Siège de Paris »
L’un des rares panoramas peints du XIXe siècle conservé, qui appartient à la collection de la fondation Telloglio et représente l’une des batailles les plus critiques de la guerre franco-prussienne, est la pièce centrale de l’exposition « Philippoteaux crée le Panorama du Siège de Paris ».

L’œuvre, dont des fragments sont conservés aujourd’hui, créée par le peintre français Henri Felix Emmanuel Philippoteaux en collaboration avec son jeune fils Paul, a été exposée dans une rotonde installée sur les Champs-Elysées (1872) et fut associée à deux événements importants de cette époque : la guerre franco-prussienne (1870-1871) et les premiers Jeux Olympiques modernes d’Athènes (1896).
Le panorama met en scène la défense du fort d’Issy par les combattants français en état de siège, recevant les bombardements incessants de l’artillerie prussienne (1871).

L’impact de l’œuvre auprès du public français était tel que les deux peintres, ainsi que leur équipe, ont dû peintre deux copies (1876), qui partirent en tournée vers l’Europe et les Etats-Unis. L’une des copies est arrivée à Athènes, peu avant l’ouverture de la première Olympiade. Elle fut installée dans une rotonde, juste à l’extérieur du Stade Panathénien. Malgré les réactions de la famille royale grecque, qui souhaitait la démolition du bâtiment, le panorama est resté sur place au moins jusqu’en 1915. Nous perdons les traces de l’œuvre jusqu’au début des années 70, lors de son acquisition par le couple Telloglou.

Delacroix déclarait qu’il aimait particulièrement les Panoramas. Il n’a pas pu voir celui de Philippoteaux (1870) qui a été installé initialement dans une rotonde sur les Champs-Elysées, mais il avait certainement vu à Paris, pendant sa jeunesse, le Panorama de la Ville d’Athènes (1821) et le Panorama de la Bataille de Navarin (1827).

L’exposition présente les fragments conservés du panorama du Siège de Paris qui appartiennent à la collection de la Fondation des Art de l’Université Aristote de Thessalonique Telloglio. Ils sont entourés de tableaux de grands peintres français du XIXe siècle (Etienne-Prosper Bern-Bellecour, Paul Louis Narcisse Grolleron, Henri Félix Emmanuel Philippoteaux) qui proviennent des collections du Musée de l’Armée-Invalides, dépeignant des scènes de la guerre franco-prussienne, et sont présentés pour la première fois dans notre pays, sous forme d’un jeu visuel-panorama en bois (Macédoine, 1920) du Musée Benaki, une maquette du panorama fabriquée spécialement pour l’exposition et un riche matériel visuel (du Musée de la Ville d’Athènes – Musée Vourou Eftaxia).

Le but de l’exposition est de présenter au public l’évolution du panorama en tant que précurseur du cinématographe, en focalisant sur celui de la collection de Telloglio, œuvre qui relie la France et la Grèce, lors de deux moments clés de leur histoire, mettant en évidence les approches culturelles mutuelles axées sur l’art.
Préparation de l’exposition–du catalogue : Christina Tsagkalia
Conservatrice – recherche technique : Dimitra Lazidou
Durée de l’exposition : 18 octobre 2016 – 31 janvier 2017

dernière modification le 24/11/2016

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